Les vestiges archéologiques sont apparus lors d’un diagnostic mené par l’Office cantonal d’Archéologie (OCA) au printemps 2025, en vue de la construction d’un immeuble d’habitation. La découverte de plusieurs structures, parmi lesquelles des tombes délimitées par des empierrements, a motivé une intervention archéologique d’une durée de trois semaines, dont le mandat a été confié à l’entreprise InSitu Archéologie SA.

Les fouilles ont permis de mettre au jour cinq tombes à crémation, ainsi qu’une série de structures de nature agro-pastorale ou domestique (empierrements divers, un trou de poteau, un mur de terrasse). Les cinq tombes correspondent à des dépôts secondaires de crémation en urne. Ces dernières étaient déposées dans des fosses de petites dimensions, couvertes d’une dalle. Dans plusieurs cas, des restes de bûcher funéraire ont été déposés sur la dalle de couverture. Les urnes ont été prélevées puis fouillées en laboratoire. Leur datation (Bz D2/Ha A1, env. 1250–1150 av. n. è.) est établie par la présence de plusieurs épingles de type Binningen, et corroborée par la typologie de la céramique, qui trouve de nombreux parallèles au nord et au sud des Alpes. La découverte est importante puisqu’il s’agit, en Valais, du premier site funéraire daté de cette période à être documenté dans le cadre de l’archéologie préventive.

La datation des structures agro-pastorales est, quant à elle, plus imprécise. Toutes semblent antérieures à l’aire funéraire, à l’exception d’un mur de terrasse qui est, lui, postérieur. Une série de tessons découverts sur ce dernier pourrait être attribuée à la fin du Bronze final ou au premier âge du Fer. L’absence de faune ou de charbon de bois en position primaire rend la réalisation de datations par le radiocarbone impossible. Les niveaux d’occupation liés à ces structures, situés à l’interface avec des niveaux de terre à vigne, ont été presque entièrement détruits lors de la mise en culture de ce secteur.