Une surveillance archéologique a été effectuée à la Cité des Bains d’Yverdon-les-Bains, à l’occasion de la refonte des infrastructures thermales, de la rénovation de l’hôtel et de la construction d’un nouvel espace commun reliant les bâtiments, tous situés dans la région archéologique 387/372. Elle fait suite à une campagne de sondages sous le hall d’entrée du centre thermal et au nord du parking du Grand Hôtel des Bains.
Sous le centre thermal, des travaux de terrassement sur 283 m2 ont montré que la séquence stratigraphique correspond à celle qui a été reconnue et décrite lors des sondages effectués avant la démolition du bâtiment. Il s’agit d’alluvions stériles apportées par le Vounoz qui scellent plusieurs couches de tourbe.
Une tranchée de service a ensuite été creusée au nord du parking de l’Hôtel des Bains (118 m2). Dans la partie nord, elle a révélé trois tronçons de fondations de murs en gros appareil. Ils présentent des orientations orthonormées similaires, nord-est /sud-ouest et nord-ouest/sud-est. Ils affleurent sous une couche de terre végétale rapportée et des remblais récents. Deux d’entre eux reposent sur des soubassements en bois. Ils correspondent à un rural (granges, caves, remises et écurie) figurant sur le plan cadastral de 1899-1901 qui a été détruit entre 1961 et 1965.
Dans la partie sud de la tranchée, un tronçon de coulisse dont le canal d’évacuation est formé de briques modernes a été mis en évidence. Elle recoupe un mur maçonné construit en petit appareil de moellons calcaires liés à du mortier de chaux très résistant. Ce dernier ne figure sur aucun plan cadastral et son orientation est similaire à des murs romains découverts lors d’interventions précédentes. Son attribution à cette période est toutefois incertaine car aucun argument matériel ne confirme l’hypothèse.
