Dans le cadre de la quatrième étape de rénovation du château de la Roche, la modernisation de la cuisine située au rez-de-chaussée (correspondant originellement à trois pièces), comprenait l’abaissement du niveau du sol actuel pour assainir la zone et installer différentes canalisations de service. Une surveillance archéologique de ces travaux a été prescrite par l’Archéologie cantonale.

Dès le début de la surveillance, deux niveaux de sols anciens ont été mis au jour dans l’emprise de deux des trois pièces (fig. 1). Dans la troisième pièce située sud-ouest, les niveaux de sols anciens avaient déjà été démolis par l’installation d’un sol en béton soutenant la cuisine moderne et ce, dans le courant du 20e siècle. Le premier niveau de sol observé, situé dans la partie occidentale de la zone surveillée, était constitué d’une chape de mortier épaisse de 3 à 4 cm, sous laquelle se trouvait une fine couche de mortier servant probablement de niveau de préparation ou d’égalisation de sa surface. Le deuxième sol comprenait trois solives en bois, supportant un plancher relativement mal conservé (fig. 2).

À la suite de la découverte de ces deux niveaux de sol, il a été décidé de procéder à la fouille intégrale de la surface des deux locaux comprenant des vestiges, afin de comprendre le fonctionnement de ces sols et de les dater.

Plusieurs structures en lien avec ces sols ont également été mises au jour, notamment des solins et des négatifs de poutres initialement disposés à la verticale, servant à la division des espaces (fig. 3). Les solives servant d’assises aux planches ont fait l’objet de prélèvements, à des fins de datations dendrochronologiques. Ces dernières ont permis de dater ce niveau de sol de l’automne-hiver 1619-1620.

Après cette première phase de fouille et de documentation, en accord avec l’Archéologie cantonale, deux sondages ont été réalisés dans la zone, afin de déterminer la présence, ou non, de structures ou d’aménagements antérieurs et d’en évaluer le potentiel. Ces derniers n’ont pas mis au jour de vestiges. Les niveaux d’installation des sols, ainsi que les structures déjà documentées sont installées directement sur le sommet du substrat, qui est remanié par endroits.

Fouille: Archéotech SA, Epalinges, A. Pedrucci.