Les sondages archéologiques effectués en juillet 2025 ont révélé deux structures interprétées comme des fosses en lien avec le rite de la crémation datées de la Tène finale. Lors de cette première intervention, elles avaient été uniquement documentées en plan à leur niveau d’apparition, puis protégées avec du géotextile avant le remblayage des excavations. En octobre 2025, le secteur a été à nouveau dégagé pour les fouiller.
La première fosse en lien avec le rite de la crémation (58 cm x 44 cm) est conservée sur 13 cm de profondeur. Les bords sont légèrement évasés et le fond approximativement plat. La seconde est de forme circulaire avec un diamètre d’environ 40 cm pour une profondeur de 5 cm. Le fond est plat et les bords trop peu préservés pour être décrits.
Leur comblement est constitué de limon argileux noirâtre, homogène, compact, comportant de nombreux os brûlés sous forme d’esquilles sans ordre apparent, des nodules de charbons et dans un cas quelques tessons.
Le secteur investigué a ensuite été élargi vers une zone non sondée, ce qui a permis de découvrir en coupe une sépulture secondaire à crémation sur une longueur de 37 cm pour une profondeur de 21 cm. Les bords sont verticaux et le fond légèrement évasé. Le comblement est similaire aux autres structures avec ainsi un petit vase ossuaire (gobelet ou tonnelet en céramique grise fine).
Ces structures doivent être rattachées à une première sépulture secondaire à crémation découverte à proximité lors de la construction de la route de l’Innovation en 2022. L’ensemble appartient à un petit espace funéraire. Cependant, il est impossible de le rattacher à un habitat à l’heure actuelle. Ces découvertes, rares pour cette période sur le Plateau suisse, prennent en effet place dans un contexte rural, entre les oppida de Sermuz (1.2 km) et d’Yverdon-Eburodunum (1.7 km) qui, eux, n’ont pas encore livré de structures funéraires de cette période.
Les structures sont scellées par une couche d’alluvions contenant quelques fragments de tuiles romaines roulées. Ces derniers font écho au corps de bâtiment correspondant à une hypothétique pars urbana d’une villa romaine repérée par photographie aérienne à 180 m au sud.
Enfin, elles sont implantées dans une autre couche d’alluvions qui a livré quelques tessons épars de l’âge du Bronze.
