Un foyer en fosse non daté a été mis au jour une trentaine de mètres hors du site déjà répertorié. Deux épandages de céramiques protohistoriques et cinq fosses ont ensuite été découverts, dont certaines ont livré des tessons de céramique datés du Bronze final.

Enfin, les moitiés de deux foyers en fosses à pierres chauffées ont été fouillées en fond de terrassement.

Le premier mesure 2.10 m de longueur pour une largeur minimale de 50 cm et une profondeur conservée de 60 cm (fig. 1). Les bords des creusements sont verticaux et le fond est horizontal. Ce dernier est tapissé de charbons sur une dizaine de centimètres d'épaisseur. Ceux-ci sont recouverts d'une épaisseur de galets, pour la plupart thermofractés sur place, et de tessons de céramique protohistoriques, ainsi que de la faune. La chaleur du foyer a intensément rubéfié les bords du terrain encaissant sur une épaisseur de 2 cm à 3 cm par endroit. Suite à cette phase, les bords brûlés du côté oriental se sont effondrés sur les charbons et les pierres de la première utilisation. Le périmètre de combustion de la seconde phase d'utilisation est matérialisé par une fine couche de charbon qui recouvre les galets antérieurs sur la moitié ouest et par la mise en place de nouvelles pierres sur la terre rubéfiée effondrée. Son abandon est matérialisé par un comblement de limons argileux contenant quelques galets, des tessons de céramique protohistoriques et de la faune.

Le second foyer en fosse à pierres chauffées mesure, à l’ouverture, 3 m de longueur pour 90 cm de largeur au minimum et 80 cm de profondeur (fig. 2). Les bords du creusement sont verticaux et le fond est horizontal.

Le périmètre de combustion de la première phase d’utilisation est matérialisé par une couche de charbons, avec quelques lentilles de sédiment cendreux, d’une épaisseur maximale de 20 cm dans la moitié orientale et par un fin horizon vers l'ouest. Ils sont scellés par une assise de galets de rivière décimétriques thermofractés sur place. La chaleur du foyer a également marqué les contours de la fosse qui sont soulignés par des traces de rubéfaction sur une épaisseur de 2 cm à 3 cm. Suite à cette première utilisation, cet aménagement a été comblé par des limons argileux assez graveleux.

Lors de la deuxième phase, une fosse a été creusée sur presque toute la longueur de la structure (2.70 m) et jusqu’au fond dans la partie centrale (60 cm), en oblitérant les charbons et les pierres utilisées lors de la première utilisation. Cette excavation a servi de réceptacle pour des rejets de foyers des environs. Ils sont constitués de limons argileux, brun beige, avec de très nombreux éclats de galets thermofractés et démobilisés ailleurs, des nodules de charbon et de terres rubéfiées. Ils scellent à la base plusieurs couches de tessons de céramique sur une épaisseur de 10 cm à 15 cm ainsi qu’un peu de faune.

Lors d’une troisième phase, une autre fosse a ensuite été creusée dans la partie est sur une longueur de 1.40 m et une profondeur de 30 cm. Elle est comblée de limon brun avec quelques paillettes de charbon.

Des colluvions de limons argileux, assez graveleux, brun roux, meuble, homogène, avec quelques galets et des nodules de charbon (US34) ont ensuite comblé la légère dépression de 15 cm de profondeur encore visible dans la partie orientale de la structure.

D’orientation nord-est / sud-ouest, ces deux foyers sont placés en enfilade à une distance de 1.60 m et comportent une grande quantité de tessons de céramique datés du Bronze final (HaB). Ceux-ci sont en cours d’étude (fig. 3). Ils sont creusés dans une couche d'alluvions déposées par l’Arnon et sont scellés par un paléosol qui est composé de limon argileux brun-noir.

Le site est préservé partout autour et dans les endroits où les creusements n'ont pas atteint le niveau d'apparition des vestiges.